Publié par : Babs | février 2, 2009

Le commencement

Je suis né à l’été 1977, ce qui me donne très exactement 31 ans, 6mois au moment où je vous écrit.

C’est long 31 ans à se débattre dans une vie qui, ma foi, ne fut pas des plus faciles. Mais, apparamment que je ne devrais pas être surprise. J’avais juste à naître 15 minutes plus tard… le lendemain. Cela aurait sans doute influencé ma numérologie pour le mieux. En effet, selon cette dernière, mon chemin de vie (issu de ma date de naissance) est le chemin de tout sauf celui des sentiers battus.

Je suis issue d’un père policier et d’une mère qui décida de demeurer à la maison suite à ma naissance et, ce, jusqu’à ce que mon plus jeune frère soit en âge d’aller à l’école. En effet, je suis la fille aînée d’une famille de 3 enfants, donc j’ai deux frères.

C’est à l’âge honorable de 1 an et 9 mois que je suis devenue une grande soeur pour la première fois. Mon père en était bien heureux. Il pouvait enfin nommé son fils du prénom qui m’aurait été attribué alors si j’avais été moi-même un garçon. Le prénom de mon frère  P (qui par ailleurs fut très populaire pour cette année-là) était une certitude complète dans l’esprit de mon père. Quant au mien, mes parents ont arrêté leur choix sur un des prénoms féminins les plus en vogues de 1977, sur une suggestion de mon oncle, après avoir réalisé que le prénom que ma mère aurait aimé me donner (soit Sandra) aurait été “scrappé” à tout bout de champs par les autres. Vive les prénoms qui se terminent par la lettre “a”. Finalement, mes parents étaient loin d’être des gens recherchant l’originalité. La preuve: nous étions sept avec le même prénom dans mon cours d’éducation physique en secondaire 4.

C’est un mois avant mon cinquième anniversaire que mon plus jeune frère S (qui aurait du être prénommé Pascal mais changé pour les mêmes raisons que mon prénom) se montrait le bout du nez. Voilà qu’était né ma poupée vivante que j’adorais traîner de par et d’autre dans la maison à mon retour de l’école. Bien entendu, je me mis à le traîner partout qu’environ un an plus tard quand il était sur le point de marcher. Je n’étais pas une “tortureuse” de bébé quand même. De toute façon, S était tellement casse-cou à cette époque  qu’il n’avait pas besoin de moi pour se péter la gueule. Il avait le don de se mettre tout seul dans des situations tout ce qu’il y a de plus dangereuses. Il en aura fait des conneries pour espérer suivre son grand frère et sa grande soeur, pauvre lui.

Et dire que le reste du temps, P et moi l’avons pratiquement toujours mis de côté vu les 3 et le 5 ans de différence d’âge entre nous et lui. Quand je pense à tout cela, je réalise que c’est tout à fait normal pour mon fils le plus vieux de mettre son jeune frère de côté. Il semblerait que leurs “presque” 3 ans de différence semble beaucoup plus grand à leur yeux qu’aux miens. Serait-ce un indice que je ne suis plus capable de regarder avec mes yeux d’enfant?


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