Le cerveau humain est vraiment magnifique. Dû à l’existence de notre instinct de survie, ce dernier a développé un système de défense nous permettant d’enfouir dans un tiroir sous-clé de notre mémoire, les expériences trop douloureuses. Ainsi, les émotions alors trop intenses pour être tolérées par notre système à un certain moment de notre vie, disparaissent pour nous permettrent de continuer de vivre.
La période de la petite enfance est un champs de mines de traumatismes. Ce qui expliquerait sans doute le pourquoi peu de gens ont des souvenirs de cette période de leur vie.
Pour ma part, j’en ai conclus que jusqu’à lâge de 4 ans, ma vie fut remplie de traumatismes de toutes sortes car c’est à peine si le nombre de souvenirs que j’ai se compte sur les doigts d’une main.
Mon plus grand regret de cette constatation: ne pas me souvenir de mon grand-père maternel car ce dernier est décédé, suite à un malaise cardiaque, 1 semaine avant mon deuxième anniversaire. Il n’aura connu que moi et mon frère P qui avait alors 3 mois à son décès.
D’ailleurs, il paraîtrait que j’étais TOUT pour cet homme. Le première petite fille de la famille, ce n’était pas des farces. Apparamment qu’il aurait cessé de fumer du jour au lendemain (cela faisait 30 ans qu’il fumait) lorsqu’il se serait aperçu que mon autre grand-père m’avait légèrement accroché le bras avec une cigarette. C’est peut dire.
Aujourd’hui, il vit dans ma mémoire que par les souvenirs racontés par ma mère et ma grand-mère et par les 2-3 photos que j’ai de lui me tennant dans ses bras.
Recevoir autant d’amour et ne pas s’en rappeler, je trouve cela tellement dommage!
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